Jacques le Sophiste
Lacan, Logos et psychanalyse

« Le psychanalyste, c’est la présence du sophiste à notre époque, mais avec un autre statut », dit Lacan en 1965. Est-ce cela qui le poussa à consulter Barbara Cassin sur la doxographie ?

Dans le fil de cette rencontre, les outils de l’helléniste servent à montrer les similitudes entre parole analytique et discours sophistique et selon quelles voies Jacques le Sophiste fait passer du « sens dans le non-sens » (lapsus et mots d’esprit) au « foncier non-sens de tout usage du sens ».

Aristote est ici interpellé par un Lacan, sophiste moderne, qui pointe la « connerie » du Stagyrite à l’endroit du principe de non-contradiction.

Comment parle-t-on, comment pense-t-on la manière dont on parle, quand on place avec Lacan l’énoncé « Il n’y a pas de rapport sexuel » en lieu et place du premier principe aristotélicien ?

Date de parution : mars 2012
260 pages
ISBN : 978-2-35427-025-4