La mort parfaite de Stéphane Mallarmé

Leo Bersani est connu en France par deux autres ouvrages : Homos (Odile Jacob, 1998), et, avec Ulysse Dutoit, Les secrets du Caravage (Epel, 2002). Il fut invité par Michel Foucault, en 1982, à donner quatre conférences au Collège de France. Ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues. Il est passé d’études centrées sur la littérature française à des recherches interdisciplinaires touchant à la psychanalyse, l’art, la théorie queer, la peinture et le cinéma.
« Je suis mort » écrit Mallarmé à Théodore Aubanel en juillet 1886, puis, un an plus tard, à son ami Cazalis. Emphase rhétorique ? Complaisance à la crise qui le mine ? C’est à une étude sur cette mort paradoxalement créatrice que Leo Bersani convie son lecteur. Rompant avec une certaine critique qui eut ses lettres de noblesse, il invente un mode de lecture sans surplomb de l’œuvre mallarméenne afin d‘interroger la nature de cette mort que le travail du vers a révélée, de repérer ses expressions et ses conséquences dans l’écriture poétique elle-même. Paru aux États-Unis en 1982, ce petit livre, qui n’a aujourd’hui rien perdu de son éclat, ouvre la voie à une nouvelle approche de la sublimation.
Date de parution : mai 2008
156 pages
ISBN : 978-2-908855-99-9
18,00 €